lundi 10 décembre 2018

qui veut un doudou ? l'ours bien sûr !

GRRR GRRR D'OURS GROGNON
À TOUS LES POUSSINS QUI AIMENT
LES DOUDOUS MIGNONS !

- Ils ont remis ça, mon coquin !
- Qui, quoi, quand, où, poulette ?
- À l'école maternelle Armand François
de Sainte-Colombe, près de Provins...
Celle du Chemin des Marais !
- C'est le crapaud qui devait être content !
- Détrompe-toi, mon coquin, c'est l'ours
qui a eu des cadeaux : des doudous,
encore des doudous, toujours des doudous !
- Montre, poulette, cesse de caqueter...
- Bien, voici ceux des PS/MS :







- Et maintenant, ceux des PS/GS :




- Magnifiques, tous ces doudous, poulette !
L'ours doit être ravi. À mon avis, il va vite
s'endormir dans sa grotte, et salut la compagnie
jusqu'à l'arrivée du printemps, lui, il hiberne.
- Tout juste, mon coquin. Et ce, grâce aux poussins.
- Ils sont forts, ces poussins !
- Si tu savais ! Entre nous, ils ont renommé l'ours.
Ce n'est plus l'ours polaire.
- Ah ! Et qui est-ce maintenant, dis, poulette ?
- L'ours scolaire. Ou encore l'ours de neige.
- Joli ! Et tu as d'autres perles à nous offrir ?
- Oh que oui, mon coquin.
Sais-tu comment la vache éteint la lune ?
- Ben... non !
- Avec une télécommande, gros bêta !
- Évidemment, il fallait y penser...
- Lis un peu ce qu'ils ont dit de la girafe.
Et de l'autruche qui arrive bientôt...
Si elle se dépêche !
- Mais elle se dépêche, elle se dépêche...


- Je voudrais pas dire, poulette, mais tu n'écris pas très droit !
- C'est parce qu'en même temps, mon coquin,
je regarde les poussins, et comme ils sont petits,
le tout descend, descend, descend...
- Comme la petite bête, c'est ça ? Ha ! ha !
- Oh ça va, hein ! Occupe-toi plutôt de l'autruche !
- Elle est en phase de décollage, t'inquiète poulette.
- Parfait. J'espère qu'elle y arrivera
sans trop perdre de plumes...

Bravo encore aux PS/MS et PS/GS de mesdames
Leguillon et Bevière, maîtresses très chouettes !

Allez, c'est l'heure, mes poussins.
L'heure des bisous du crapaud.
Qui en veut un ?

jeudi 30 août 2018

la chauve-souris qui faisait des cauchemars la nuit

CHAUVE-SOURIRES À TOUS
LES VAMPIRES ET LES VAMPIRETTES !

- Poulette ! Il s'est passé
quelque chose cet été,
pendant les vacances !
- Et quoi donc, mon coquin ?
- La chauve...
- Non ? Celle qui... ?
- Oui, poulette, celle-là !


Ah ! mes poussins, si vous saviez !
Moi, cet été, je n'avais pas la tête en bas, 
j'avais la tête ailleurs, 
je voyageais loin,
partie rendre visite
à de vieux amis
pour partager des vermisseaux.
Et en mon absence, 
la chauve-souris a fait des siennes.
Elle s'est réveillée.
- Dis, poulette, tu as remarqué ?
- Quoi donc, mon coquin ?
- Elle a la tête en bas !
- Et alors, mon coquin ?
- Eh bien, poulette, avant,
la chauve-souris dormait
comme tout le monde, 
allongée par terre,
et pas en l'air à l'envers...
- Oui, mon coquin, mais ça,
c'était il y a longtemps.
Vous n'étiez pas au courant,
les poussins ?
Avant, la chauve-souris dormait la nuit,
et la nuit, elle faisait des cauchemars.

  
Chauve-qui-peut !
Cela ennuyait tous ses voisins,
bien évidemment,
car elle les réveillait
au beau milieu de la nuit.
Elle se rendormait rapidement,
contrairement à ses voisins...



- La coquine ! 
- Eh oui, mon coquin ! 
- Moi, je crois que ses voisins
vont finir par perdre patience.
Mais comment la chauve-souris
en est-elle arrivée à dormir
la tête en bas, poulette ?
- Ah ! ça ! Figure-toi, mon coquin,
c'est une longue histoire.
C'est à cause des cauchemars.
Pour ne plus en avoir,
la petiote s'est dit que le meilleur moyen
consistait à ne pas dormir.
La chauve-souris s'est dit aussi
que peut-être, peut-être
que...
qu'en..
qu'en s'installant comme ça,
à l'envers,
ça l'empêcherait de dormir...
- Pfff ! n'importe quoi !
- Attends, mon coquin, attends !
Elle s'est aussi dit que, que...
que si elle s'endormait
comme ça,
la tête en bas,
elle lâcherait prise et...
et elle tomberait !
Elle tomberait directement dessus,
oui, mon coquin : sur sa tête !
Ce qui la réveillerait immédiatement.
Logique.
Elle a essayé.
Tous les voisins ont essayé.
Regarde :


 - Quelle idée, poulette !
Non mais tu m'imagines, moi,
dormir la tête en bas ?
- Pas du tout, mon coquin !
- Et alors, ça a marché, ce truc ?
Et pourquoi elle dort le jour, maintenant ?
Hein, pourquoi, pourquoi ?
- Non mais tu ne crois pas
que je vais tout te raconter ! 
Tu n'as qu'à lire l'histoire.
- Mais... je n'ai pas envie de faire
des cauchemars, poulette !


PFFF !
Quel trouillard, ce Papy Poulet !
Et vous, mes poussins,
qu'en pensez-vous ?
Est-ce que dormir ainsi,
ça va faire fuir les cauchemars ?
Ne me dites pas que vous avez déjà essayé !
En tout cas, vous pouvez tenter
de lire ce livre la tête
à l'envers,
ou de le retourner pour voir
la chauve-souris
à l'endroit,
si ça vous fait plaisir.
Et si vous ne savez plus
où se trouve
le haut
et
le bas,
parce que tout ça vous fait 
perdre la tête,
allez vite vous mettre au lit,
dans votre position préférée !



Hop ! hop ! Chauve-dodo,
les coquinous et les coquinouilles !






jeudi 5 avril 2018

le boa a encore fait des siennes !

GRÔARGLOU À TOUS LES GLOUGLOUS,
LES GLOUGLOUTES ET LES GLOUTONS !

Il est de bon ton (ou thon ?)
d'en faire des tonnes
quand en classe
les poussins ont faim,
très très faim,
comme quelqu'un
que l'on connaît trop bien.
Faut-il encore le citer ?
Le glou, le glouglou,
le grôar glouton,
oui, celui-là même,
le beau qui fait des A, 
le serpent boa !
Lui :


Attention, ne le regardez pas dans les yeux,
mes poussins, vous risquez d'être...
avalés, gobés, croqués, engloutis,
tout simplement : mangés !
- Mais quelle horreur, poulette !
Tu racontes des histoires terribles
alors qu'on vient de fêter Pâques,
c'est affreux !
- Oh ! l'autre !
D'abord, c'est pas moi, c'est lui !
- Oui bon celle-là, on la connaît.
- Mais c'est vrai, c'est le boa.
Aidé des poussins. Regarde :


Ça fait du monde
dans le ventre du boa, 
n'est-ce pas ?


Ça se bouscule, là-dedans,
et dans tous les sens...


Ce boa mange même
d'autres serpents,
c'est dire s'il a faim !


Il avale aussi des rhinocéros
féroces, mon coquin,
tu sais, comme celui qui louche...


Moi, ça m'étonnerait
qu'il digère bien
après tous ces excès,
car je peux t'assurer
que ces animaux
ne sont pas en chocolat,
certainement pas !


- Quel goinfre ! Dis, poulette,
qui a nourri ce boa ainsi ?
- Des CP ! De costauds poussins !
- Très costauds, ça oui ! D'où ?
- De Franconville ! Précisément,
de l'école élémentaire l'Epine Guyon.
Et dans les classes de CP et CP-CE1
d'Ursula et Angélique,
on ne plaisante pas avec les animots !
La preuve...

 

L'oilaseaupin ou le oilaseaupin (le (v)oilà !),
le gizèrabrefe et le gidaurafephin,
la lachoupinette (trop choupinette),
le gipopo, la giporafe, le gipotame,
les poussins n'ont pas manqué
d'imagination, ça non !
- Normal, s'ils lisent tes histoires,
Mamie, ils inventent n'importe quoi !
- Quoi ? Qu'est-ce qu'elles ont, mes histoires ?
(et ce sont aussi les tiennes, je te rappelle...) 
- Elles ont des chadromeaumadaires,
si je me souviens bien.
- Peuh ! ça n'existe pas, mon coquin !
- C'est ce que je disais !
Pire : dans le boa, il y a
un chadromeaumadaire
à six pattes, poulette.
- Bon, ben, c'est, euh...
un mélange de chat, 
de chameau
et de dromadaire ?
Mais ça, mon coquin,
ça fait quatre et quatre, huit,
huit et quatre, douze.
Douze pattes
et non six !
- Et combien de bosses, poulette ?
- Voyons : chameau deux, 
dromadaire une,
et le chat... ça dépend
s'il se tient droit ou pas !
- Mais dans le chadromeaumadaire
il n'y a pas de chat, Mamie !!!!
Juste un chameau et un dromadaire.
- Ah ben ça fait trois bosses, alors !
- Argh, poulette, il faut qu'on révise
nos histoires de Mamie Poule.
Voyons, voyons, dans l'album
Le boa qui avait très très faim,
page 1, 2, 3, 4... 10... 12... Le voilà !


- Ah ouiiiiiiii mon coquin !
Oui et oui et reoui :
ça y est,
je me souviens,
le boa a avalé
un (tût !) et une (tût !).
Hé ! hé !
 Bécots de poule pas mouillée,
les anacotons, les coupères à sonnettes,  
les pydaleuvres, les vicondabras !





mardi 3 avril 2018

un zèbre, un koala et un canari mâchés font...

UN, DEUX, TROIS... SOLEIL,
LES ABOUX ET LES ABEILLES !

- Mon coquin, dis donc,
tu as été gâté en classe !
- Ah ! ça oui, poulette.
Un véritable régal.
Le soleil rien que pour moi.
J'étais attendu.
Quand je suis arrivé,
SURPRIIIIIISE !
J'ai failli me transformer en statue.
J'ai fait un beau A, vrai de vrai,
presque aussi bien que le boa.
Oui, poulette, avec ma bouche,
avec quoi d'autre ?
- Et pourquoi ça, mon coquin ?
- Pourquoi ? Mais parce que, parce que !
Les poussins avaient
mâché, mâché, remâché,
re-remâché de la pâte d'animaux
et... et ils m'en ont mis
plein les yeux, ces sacrés pioupious !
- Bon, cesse de pialler,
fais voir un peu...
- On ne t'a jamais dit, poulette,
que tu manquais de patience ?
- Allez, Papy, allez !
- Attention les mirettes !
1, 2, 3... soleil canari roi !


2, 3, 1... soleil koala coquin !
 

3, 2, 1... soleil zèbre fin !


- Mazette ! Alors là mon coquin,
c'est de la poussinade de luxe !
Qui a fait ça ?
- Les moyens grands de Sérent,
dans le Morbihan,
avec leur chouette maîtresse,
Sylvie, hou ! hou ! coucou !
- Trop chouette !
Moi, je dis : "BRAVO"
et pas un bravo moyen,
un "GRAND BRAVO"
à tous ces poussins,
les moyens,
les grands,
les moyens grands,
tous grands, immenses,
bref, bravo à vous les pioupious,
pour avoir aussi bien mâchouillé
le canari, le zèbre et le koala.
Au fait, juste une question :
est-ce qu'il n'en a pas trop dits ?
Des...
Vous savez quoi...
Mais si !
Des gros mots !
Allez, avouez...
 Ce serait normal.
Imaginez que Papy Poulet enduise
le bout de votre nez
de pâte à papier mâché...
Essayez sur votre peluche,
vous verrez si elle ne se plaint pas.
- Oh ! ça va, ça va, poulette.
- C'est pas moi, c'est lui : le koala !
- Pfff...
- Un dernier mot, pour mettre
tout le monde d'accord :
grosses bises baveuses de koala,
espèces de crapoupoussins !

vendredi 2 février 2018

le rhinocéros qui louchait féroce

COUCOU COUCOU À À TOUS TOUS LES LES
SIAMOIS SIAMOIS ET ET SIAMOISES SIAMOISES !!

- Poulette ! Poulette !
- Oui, mon coquin, il y a un problème ?
- Un un gros gros...
- Mais pourquoi parles-tu double ?
- C'est c'est... le le rhino rhino !
- Le rhinocéros, tu veux dire, mon coquin ?
- Lui ! Lui !
- Celui-ci ?


- Lui-même ! lui-même !
- Il faut toujours tout traduire avec toi, Papy.
Tu veux parler de notre dernier héros,
Le rhinocéros qui louchait féroce
c'est bien ça ?
- Oui, oui.
- Ah ! Je vois. Et moi, je vois bien,
contrairement à ce fameux rhino.
Pas "céros", mais plutôt féroce.
- Ah ça oui ! Ah ça oui !
- C'est vrai que si on le regarde de face,
il fait son effet, le mastodonte...


Dites, mes poussins, voulez-vous faire
un petit test avec moi ?
Combien de rhinocéros voyez-vous ?
Combien d'ours ?
Combien de boas ?
Attention, c'est important,
votre réponse vous dira
si vous êtes
un peu
beaucoup
énormément
rhinoféros.
Alors ?
Et toi, mon coquin, que vois-tu ?
- Euh... euh !
- Et là, tu vois mieux ?


- Oui-oui... Je vois je vois...
un ours un ours
et... et...
un boa un boa
et... et...
- Et ça fait deux !
Deux ours, deux boas,
deux yeux qui se disent bonjour !
- Qui louchent qui louchent, oui-oui.
- Mes poussins, si vous saviez
à quel point l'affaire est grave
pour le rhinocéros,
vous n'éclateriez pas de rire.
Car loucher ainsi le rend féroce.
C'est normal, quand on voit
tout en double ou par cent,
ça énerve, ça rend fou.
Et le rhino, eh bien ! il fonce, il fonce...


- Pssst ! Dis, poulette, tu n'oublierais pas
un petit quelque chose, là ?
- Tiens, tu ne louches plus de la langue ?
- Chut ! Regarde l'image, enfin...
le manque d'image, plutôt !
- Je voulais juste montrer 
ce qu'il y avait,
avant l'arrivée du rhinocéros.
- Ben : rien !
- Comment ça, rien ? Et l'histoire, alors ?
- Ah oui, les pattes de mouche...
- Ces pattes de mouche, comme tu les appelles,
forment le texte, l'histoire : mon histoire.
Et toi, tu les déchiffres, ces papattes,
et tu les illustres.
D'abord comme ça :


 Puis comme ça :

 

- Tu as vu comme il s'est redressé,
poulette, hop ! d'une image à l'autre ?
Trop fort, le rhinoféros ! 
- Il était un peu trop tordu, en effet !
Et je crois qu'en passant du noir et blanc
à la couleur, tu as ajouté quelques bêtes. 
- Exact, poulette, et d'ailleurs, il manque
encore un petit quelque chose...
un tout petit quelqu'un...
- Mais c'est vrai, mon coquin, où est passé
l'animal qui change tout le temps de peau ?!
- Attends, attends, ne bouge pas,
poulette, je vais arranger ça
en deux coups de pinceaux :
un, deux et...

 

- Ah ben oui, mon coquin,
ça change tout avec le...
- Non ! ne le dis surtout pas, poulette.
- D'accord. Et vous, les poussins,
vous ne l'avez certainement pas raté,
celui qui... ?
Si vous ne l'avez pas vu,
et si vous en voyez plus d'un,
il est temps de chausser vos lunettes
et de lire le dernier album
de votre Mamie Poule adorée !


Enfin, si vous n'avez pas de lunettes,
ou si vous n'en avez pas besoin,
mais que vous en avez envie,
juste pour rire ou jouer au rhinoféros, 
dessinez une paire
sur une grande feuille cartonnée.
Puis prenez vos plus beaux feutres
et ajoutez des écailles de poisson rouge,
des plumes de flamant bleu,
des poils de tigre ou des pois de dalmatien,
au choix !
Et si vous préférez voir la vie
en double ou plus,
sans lunettes, 
ne changez rien,
restez comme ça,
en faisant se rencontrer
votre oeil gauche
et votre oeil droit,
bonjour bonjour,
ça va ça va
à bientôt à bientôt
mes mes
poussins poussins !